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Communiqués

Qui a pris la décision

Mardi 31 mars 2009

Gatineau, le 31 mars 2009

M. Guy Morissette, Président-directeur général
Agence de la santé et des services sociaux de l’Outaouais
104, rue Lois
Gatineau QC
J8Y 3R7

Objet : Demande d’accès à l’information

M. Morissette,

Le rapport « Forger de nouveaux liens », présenté lors du dernier conseil d’administration de l’Agence de la santé et des services sociaux de l’Outaouais, soulève des questions très préoccupantes concernant l’avenir des services de santé dans la région.

Outre les services ultra-spécialisés, il n’y a pas de raison pour laquelle la population de l’Outaouais ne pourrait aspirer à l’autosuffisance en matière de services de santé comme les autres régions du Québec. Et pourtant, ce rapport propose l’élaboration de nouvelles ententes avec l’Ontario pour répondre aux besoins de l’Outaouais.

Il y a une phrase dans ce rapport qui décrit très bien ce qui se passe : « de nouveaux partenariats sont en voie d’être créés, et les partenariats antérieurs doivent être réévalués dans ce contexte ». Dans cette démarche, la solution de forger de nouveaux liens avec l’Ontario arrive comme un fait accompli, avant l’analyse du problème. À cet effet, rappelons que Mme Maryse Gaudreault a plaidé « en faveur de la mise en place de ‘couloirs de services’ entre le Québec et l’Ontario », le 19 novembre dernier dans les pages du journal Le Droit.

Autre particularité de cette démarche est le silence sur la décision de l’entreprendre. D’habitude au début d’un rapport de cette nature, on fait état d’une résolution ou d’une décision exécutive qui définit un mandat. Dans le cas qui nous occupe, non seulement il n’y a pas de référence à une telle décision, mais c’est l’auteur du rapport qui a précisé le mandat et les objectifs de la démarche dont il a la responsabilité.

Cela ne tient pas la route. Il y a quelqu’un quelque part qui a décidé à la place de la population de l’Outaouais qu’elle doit dépendre d’Ottawa pour ses services en matière de santé. Ça ne pouvait être le Conseil d’administration de l’Agence car vous l’avez informé de cette démarche lors de la réunion du 27 novembre dernier, soit une semaine après que Mme Gaudreault ait annoncé au Droit l’embauche par l’Agence « du personnel pour évaluer les besoins des Québécois des soins de santé en Ontario ».

Afin d’éclaircir cette question je voudrais savoir qui a pris la décision d’entreprendre cette initiative. Plus précisément, en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, je voudrais avoir une copie de toutes les décisions derrière le mandat donné à André Lussier d’entreprendre cette démarche au nom de l’Agence.

Veuillez agréer, M. Morissette, l’expression de mes sentiments les meilleurs.


Bill Clennett
86, rue Isidore-Ostiguy
Gatineau QC J8X 3B9

Un appel à la mobilisation

Jeudi 12 mars 2009


Gatineau, le 4 mars – Lors de son passage en Outaouais, le premier député de Québec solidaire à l’Assemblée nationale a invité la population à se mobiliser autour d’un projet de société qui place l’économie au service de la population dans le respect de l’environnement. Selon le député solidaire, la crise économique n’est pas un accident de parcours mais plutôt le résultat de mauvais choix politiques.

Pour corriger le tir, le député de Mercier est venu présenter les vingt propositions du plan de sortie de crise de Québec solidaire. Les discussions autour de ces propositions ont suscité de l’intérêt. Elles ont également permis de faire le constat qu’il faut s’organiser pour les réaliser.
Amir Khadir a invité les groupes qu’il a rencontrés dans le cadre de sa visite à se mobiliser en suggérant que le contexte actuel serait propice à une coalition entre le mouvement syndical et le mouvement communautaire autour de revendications précises.

Il a aussi invité les personnes rencontrées à se joindre à Québec solidaire pour bâtir une alternative politique. Québec solidaire doit continuer de grandir pour que les idées, les aspirations et les perspectives revendiquées à partir de la rue puissent trouver écho à l’Assemblée nationale.
Rencontrés dans le cadre de cette visite, le Collectif régional de lutte à l’itinérance en Outaouais et la Coalition des Tables Régionales d’Organismes Communautaires se sont plaints d’une fin de non recevoir par le gouvernement à leurs multiples demandes de rencontre.
Des personnes rencontrées lors de l’assemblée citoyenne ont exprimé des préoccupations sur les enjeux en matière d’environnement, tel le transport en commun, et sur les services publics, particulièrement la santé.

Québec solidaire ose croire qu’un autre monde est possible, mais pour y arriver il faut se mobiliser. Les plus de cent personnes qui ont participées à l’assemblée publique avec Amir à la Cabane en bois rond représentent un pas dans la bonne direction.

Visite d’Amir Khadir en Outaouais

Mercredi 18 février 2009

Gatineau, le 18 février 2009 – Amir Khadir, le député de Mercier, présentera les propositions de Québec solidaire pour sortir de la crise économique lors d’une Assemblée publique qui aura lieu le mardi 3 mars prochain à 19h00 à la Cabane en bois rond.

Selon Québec solidaire, il ne faut pas que la crise économique sert de prétexte pour hausser les tarifs sur le dos de la population. Et pourtant, M. Charest, avec les deux mains sur le gouvernail de l’État québécois, s’apprête justement à effectuer un tel virage à droite en matière de tarification. Rappelons que Mme Marois n’a même pas attendu la crise économique et la déconfiture de la Caisse de dépôt et placement pour appuyer le rapport Montmarquette qui recommandait une augmentation des tarifs.

La population est invitée à rencontrer M. Khadir pour discuter des solutions solidaires à la crise économique.

Date : le mardi 3 mars 2009
Heure : 19h00
Lieu : Cabane en bois rond
331, boul. Cité-des-Jeunes
Gatineau

-30-

Félicitations

Mardi 9 décembre 2008

Pour la lutte acharnée que tu mènes depuis des lunes pour améliorer la vie des gens les plus vulnérables, pour le bouclier que tu lèves contre toute forme d’injustice, de donner ta voix à ceux qui ne peuvent faire entendre la-leur, pour ce modèle d’être humain oh ! tellement meilleur que celui qui domine. Quel honneur de te connaître !
Stéphanie Demers

Félicitations pour votre performance dans votre comté et que de bonheur de voir entrer à l’assemblée nationale Amir Khadir.
Marie-Claire

Bravo Bill! Ne lâche pas, la pro
Stefan Magnan

Bravo Bill pour ta campagne!
Tout commence par un député!!!
Kim Deslauriers

Beau résultat Bill. Je suis néanmoins déçu de la place réservée à la gauche au Québec! Criss l’ADQ va chercher presque 20% du vote… En tous cas, il faut continuer à se battre semble-t-il! À ce rythme, on peut espérer que la gauche prendra le pouvoir d’ici 100 ans.
Patrick Pilotte

Merci pour votre belle campagne M. Clennett.
Éric Mallette

Félicitations!
Danielle Pharand

Félicitations pour la belle performance!
Cynthia Brunet

Salut Bill. Excellent résultat. Félicitations et on se croise les doigts pour Amir.
Pierre Lebel

J’ai travaillé à un bureau de vote hier et j’étais très fière de dépouiller des votes en faveur de QS. J’aurais bien aimé célébrer avec vous au Petit Chic. Continues cher B. Comme tu peux le constater tu as de l’appui ici!
Marie-Nicole Groulx

Vous avez encore enrichi la démocratie en Outaouais.
Merci !
Louise Coutu

Encore une fois tes résultats ont été améliorés. Dans Hull, c’est tout un exploit. Moi, je suis toujours derrière toi… Bravo Bill.
Solidairement
Jacqueline Zanon

Félicitations pour les résultats obtenus. Sans aucun doute beaucoup de travail.
Un peu de repos est sans doute le bienvenu pour vous.
Nicole et Jacques

A toi Bill bravo belle campagne. NOUS AVONS MAINTENANT une voix a l’Assemblee Nationale wow wow wow. Ce n’est qu’un debut continuons le combat.
Gaétan Ménard

Félicitations à Bill ! La lutte continue. Et un grand bravo à Québec Solidaire pour l’élection d’AMIR Kadir!
Hamida Melouane

Toutes mes félicitations, monsieur Clennett, pour votre performance lors du dernier scrutin. Et longue vie au mouvement Québec Solidaire!
France Lapointe

Réponses de Québec solidaire-Hull au questionnaire de la Table régionale des organismes communautaires autonomes de l’Outaouais

Jeudi 4 décembre 2008

1. Financement des organismes communautaires

Constat : Les organismes communautaires sont des acteurs incontournables lorsqu’il s’agit de la santé et du bien-être de la collectivité. Ils apportent une contribution essentielle à l’exercice de la citoyenneté et à la transformation sociale au Québec. Le gouvernement a la responsabilité de soutenir adéquatement les groupes dans leurs actions.

En Outaouais, comme ailleurs au Québec, une grande majorité de groupes ont de la difficulté à maintenir leurs activités, à recruter et à retenir leurs ressources humaines. Le sous-financement chronique des groupes maintient une précarité des activités et des services en cours, sans mentionner les conditions de travail difficiles des employéEs.

Seul le manque à gagner des organismes communautaires oeuvrant en santé et services sociaux en Outaouais se situe à environ 7$ million. À la grandeur du Québec, il se situe à 181 000 000$.

Solution : Il est urgent de consolider le financement de l’ensemble des organismes communautaires. Un investissement dans les organismes communautaires, c’est un investissement dans la santé de nos communautés. Le Ministère de la santé et des services sociaux doit investir de manière urgente le manque à gagner de 181 000 000$ dans le Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC). En Outaouais, il est essentiel qu’un minimum de 10% des nouveaux argents de développement que reçoivent l’Agence soit investit dans l’enveloppe PSOC.

QUESTION : Précisément, quels sont vos engagements chiffrés pour améliorer le soutien financier des organismes communautaires?

Réponse de Québec solidaire-Hull :

Le cadre financier présenté par Québec solidaire prévoit de nouveaux investissements dans le budget des opérations suffisants pour combler les 181 millions $ manquants dans le programme de soutien aux organismes communautaires ainsi que les besoins des groupes de défense collective des droits.

2. Reconnaissance des organismes communautaires;

Constat : Depuis quelques années, surtout depuis l’adoption de la Loi 25, le milieu communautaire est appelé à jouer un rôle complémentaire à celui de l’état. Avec les réformes qu’à connu notre Réseau de la santé et des services sociaux, les services sociaux ainsi que tout ce qui touche à la prévention et à la promotion de la santé sont de plus en plus fragilisé au détriment d’une vision plus curative, médicale de la santé.

Le communautaire est, par conséquent, de plus en plus appelé à répondre aux besoins de la population en matière de services sociaux.

L’inclusion des organismes communautaires dans l’offre de services du Réseau semble inférer des pratiques gouvernementales qui tendent à réduire l’autonomie des organismes (ententes de services et / ou spécifiques, complémentarité au réseau, etc..).

Certes, la logique de gestion du Réseau n’est pas la même que celle du communautaire, soit : la transformation sociale, l’approche globale par les déterminants sociaux de la santé, une vision alternative des services, les pratiques citoyennes, etc.

Solutions : Pour tenir compte de la spécificité des approches propres à l’action communautaire autonome, une prépondérance de financement à la mission des groupes est essentielle. En ce qui concerne les relations entre le Ministère de la santé et des services sociaux, les Agences régionales et les groupes communautaires, les approches spécifiques au mouvement communautaire doivent être respectés, tel que soulevés dans la Politique gouvernementale en action communautaire.

QUESTION : Quelles formes de relations doivent être établies entre le MSSS, les Agences régionales et les organismes communautaires? Comment proposez-vous encadrer ces relations?

Réponse de Québec solidaire-Hull :

Selon Québec solidaire les relations entre les organismes d’action communautaire autonome en santé et service sociaux et l’État (MSSS et les Agences régionales) doivent respecter les rôles respectifs des deux parties.

D’une part cette relation doit reconnaître et respecter l’autonomie des organismes communautaires concernant leur mission et leurs modes d’intervention. C’est donc dire que les décisions concernant l’orientation des services communautaires ne relèvent pas de l’État mais plutôt de la communauté locale par le biais de sa participation au sein des instances démocratiques des organismes. Pour Québec solidaire la meilleure façon de garantir cette autonomie est d’offrir un financement de base permettant aux organismes de réaliser leur mission.

Concernant le rôle de l’État, dans la section de sa plateforme électorale portant sur l’économie sociale, Québec solidaire a exprimé un principe qui peut s’appliquer à l’ensemble des organismes communautaires. Selon ce principe il ne faut pas que les organismes communautaires se substituent aux fonctions de l’État. La mise en application de ce principe conjuguée avec un financement permettant aux groupes de réaliser leur mission de base aura pour effet de freiner l’instrumentalisation des organismes par l’État.

3. Préoccupations particulières de certains groupes;

3.1. Transport collectif et adapté;

Constat : Le transport en commun régulier, adapté et collectif dans la région nécessite des améliorations. Des gens ne peuvent pas participer à des activités, faute de transport. Alors que la clientèle augmente au transport adapté, les budgets stagnent. Dans les régions rurales, la situation demeure encore plus problématique en raison des distances. Le transport collectif demeure limité et très peu de personnes handicapées y ont accès.

Solutions: Développer davantage le transport collectif et faire en sorte que des personnes handicapées, en mesure de le prendre, puissent y avoir accès. Cela pourrait aider en partie à réduire les coûts au transport adapté. Augmenter également le transport régulier et adapté; faire en sorte que dans les cinq territoires, on retrouve du transport répondant aux besoins de la population.

À retenir: Le transport constitue la clé de l’intégration scolaire, professionnelle et sociale.

QUESTION : Une fois éluE, que prévoyez-vous faire dans votre comté pour améliorer le transport en commun régulier, adapté et collectif?

Réponse de Québec solidaire-Hull :

La plateforme électorale de Québec solidaire prévoit des investissements de 1,2 milliard $ par année en matière de transport en commun afin d’améliorer la qualité de l’environnement et de promouvoir le droit au transport. Concernant l’accessibilité financière du transport en commun, Québec solidaire propose une tarification sociale pour les gens à faibles revenus visant, à long terme, l’abolition des tarifs à l’utilisateur dans le transport en commun municipal. Pour ce qui est de l’accessibilité du transport aux personnes handicapées, la plateforme reconnaît que des améliorations s’imposent avec sa proposition d’un plan de développement pour le transport adapté

En se qui me concerne, je crois qu’il faut d’abord rendre les véhicules de transport en commun accessibles aux personnes en fauteuil roulant et aux parents avec un enfant en pousse-pousse. Étant donné qu’une telle transformation des services de transport en commun n’éliminera pas complètement le besoin du transport adapté, il faut également prévoir, non seulement le maintien d’un système de transport adapté, mais aussi son amélioration afin de permettre aux personnes à mobilité réduite de participer à la vie sociale, économique et culturelle de leur communauté.

3.2. Prestations pour personnes ayant limitations physiques et intellectuelles;

Constat : Certaines personnes ayant des limitations physiques et intellectuelles, reçoivent des prestations supplémentaires pour participer à des stages devant les mener au marché de l’emploi.

Cependant, à leur embauche le soutien financier est retiré, ce qui a pour effet de diminuer les revenus du stagiaire lorsqu’il ou elle devient employéE. Ce qui devait à la base être incitatif devient alors un frein à la réinsertion au marché du travail.

Solution : Que le gouvernement offre un soutien financier adéquat et non punitif jusqu’à la fin complète du processus d’insertion au marché du travail.

QUESTION : Quelles mesures comptez-vous prendre pour soutenir les personnes ayant des limitations fonctionnelles et intellectuelles qui intègrent le marché de l’emploi?

Réponse de Québec solidaire-Hull :

Depuis les changements à la loi sur l’aide sociale à la fin des années ’80, les personnes ayant des limitations fonctionnelles se retrouvent dans une catégorie à part qui leur donne droit à une prestation plus élevée que les deux autres catégories de prestataires, mais qui ne favorise pas leur intégration au marché du travail. Initialement considérée comme des personnes ‘inaptes au travail’, elles sont considérées aujourd’hui comme des personnes ayant des ‘contraintes sévères à l’emploi’.

Selon Québec solidaire cette catégorisation des personnes qui dépendent de l’aide sociale est discriminatoire et porte préjudice autant aux prestataires ayant des limitations fonctionnelles qu’aux autres prestataires. Pour les personnes ayant des limitations fonctionnelles, le système présuppose leur exclusion du marché du travail. Pour les personnes n’ayant pas de contraintes à l’emploi, le montant rachitique de leur prestation compromet leur santé physique et mentale.

Québec solidaire considère qu’il faut mettre fin à cette catégorisation en harmonisant le montant des prestations au montant accordé aux personnes ayant des contraintes permanent à l’emploi. C’est donc dire que tout le monde doit être traité sur un pied d’égalité.

Dans ce contexte, l’enjeu concernant le retrait d’une subvention d’un programme d’insertion à l’emploi n’impliquera pas une seule catégorie de prestataires. Pour Québec solidaire, aucune personne (avec ou sans contraintes à l’emploi) ne doit être pénalisée à la suite de son intégration en emploi. La résolution de ce problème passe par l’augmentation du salaire minimum de sorte que le salaire de l’employé-e soit au moins égal au montant de la prestation et la subvention pour la période de stage.

3.3. Personnes sourdes et malentendantes : prothèses auditives;

Constat : Selon le régime d’assurance-maladie actuel, une personne malentendante a droit à l’achat et au remplacement d’une seule prothèse auditive. (Note : nous avons tous 2 oreilles!)

La régie assume le coût de remplacement de l’aide auditive après 6 ans si la somme des réparations effectuées à compter de la septième année dépasse 60 % du coût d’achat de l’aide. L’aide ne peut plus fonctionner dans des conditions normales.

Les personnes de moins de 19 ans et les personnes ayant un handicap visuel peuvent, dans certains cas, bénéficier d’une deuxième prothèse auditive (appareillage binaural). Il en est de même pour les personnes de 19 ans ou plus si cette amélioration est essentielle à la poursuite d’études reconnues ou d’un travail leur procurant un salaire ou un avantage, notamment comme travailleur autonome, travailleur bénéficiant de mesures de soutien à l’intégration et au maintien en emploi, ou stagiaire en processus de développement à l’employabilité.

Nous croyons que ce système est discriminatoire puisqu’il privilégie une catégorie de personnes.

Nous savons qu’une oreille non stimulée par un appareil, perdra de sa capacité d’audition plus rapidement. Le gouvernement condamne donc les personnes malentendantes âgées de plus de 19 ans qui ne sont pas aux études ou sur le marché du travail à devenir sourde plus rapidement.

Solution : Considérant la discrimination de ce régime;

Considérant que tous les êtres humains sont égaux en valeur et en dignité et ont droit à une égale protection de la loi;

Considérant que toute personne âgée ou toute personne handicapée a droit d’être protégée contre toute forme d’exploitation;

Le régime d’assurance-maladie doit assumer le coût de deux prothèses auditives et ce, pour toutes personnes malentendantes.

QUESTION : Quels sont vos engagements vis-à-vis l’accès à deux prothèses auditives pour toutes personnes malentendantes?

Réponse de Québec solidaire-Hull :

La plateforme de Québec solidaire ne statue pas spécifiquement sur l’aide gouvernementale pour les prothèses auditives. Cela étant dit, Québec solidaire propose diverses mesures visant l’intégration scolaire, professionnelle et sociale des personnes handicapées. De plus, une des orientations de Québec solidaire en matière de droit à l’égalité est de lutter contre la discrimination.

À la lumière des principes qui sous-tendent ces prises de position, le traitement différentiel des demandes d’aide pour les prothèses auditives selon l’aptitude au travail ne peut être justifié.

Pour Québec solidaire, le droit à l’égalité ne se limite pas à l’intégration scolaire et professionnelle des personnes handicapées. Pour étendre l’intégration à la dimension sociale de la vie des personnes handicapées, il faut que le régime d’assurance maladie du Québec assume le coût de deux prothèses auditives pour l’ensemble des personnes malentendantes.

3.4. Hypersexualisation;

Constat : Les groupes communautaires, particulièrement celles qui travaillent avec les femmes, les jeunes et les enfants, sont préoccupés par le phénomène grandissant de l’hypersexualisation de la société. De plus en plus d’études témoignent de l’ampleur de ce phénomène (avis du Conseil du statut de la femme «Sexe dans les médias», 2008 et recherche de Pierrette Bouchard «Consentantes? Hypersexualisation et violences sexuelles», 2007).

Solution : Mettre de l’avant plusieurs recommandations du conseil du statut de la femme, dont la campagne publicitaire encourageant les jeunes à remettre en question le type de sexualité proposé par les médias.

Proposer des mesures qui favorisent l’esprit critique des jeunes et non l’imposition de valeurs conservatrices souvent moralisatrices qui ordonnent plutôt que de faire appel à la liberté, à l’épanouissement et à la responsabilité.

Légiférer davantage quant aux publicités sexistes.

QUESTION : Quels moyens pour contrer le phénomène de l’hypersexualisation sociale ont été mis de l’avant par votre parti politique?

Réponse de Québec solidaire-Hull :

Québec Solidaire est le seul parti à l’échelle provinciale au Québec qui est ouvertement et explicitement féministe. En effet, le féminisme fait partie des principes fondateurs même de Québec Solidaire, en ce sens où l’égalité entre les hommes et les femmes est l’une des bases de notre démarche politique et est reflétée au sein de notre fonctionnement interne. Par exemple, nous sommes le seul parti à présenter 53% de femmes candidates dans le cadre des présentes élections.

Nous avons constaté que le patriarcat a des effets sur les rôles sociaux et culturels attribués aux femmes, considérés et présentés comme inférieurs par rapport aux rôles dits masculins, attribués aux hommes. Afin de répondre à ces inégalités, Québec Solidaire s’engage à tout mettre en œuvre afin de promouvoir et parvenir à l’égalité entre les hommes et les femmes. À titre d’exemple, Québec Solidaire s’engage à de nombreux endroits dans sa plate-forme pour les élections de 2008 à intégrer une analyse différenciée selon les sexes dans son évaluation des interventions nécessaires en santé et services sociaux, dans les luttes contre les discriminations, les appuis aux familles et la représentativité politique.

En ce qui concerne l’enjeu spécifique qu’est l’hypersexualisation sociale, Québec Solidaire est conscient que la socialisation des jeunes, filles et garçons, a des impacts sur le développement de rapports égalitaires entre les sexes non seulement chez les jeunes, mais chez les gens de tous âges. Nos membres considèrent que faire la promotion de services publics en santé, par exemple, est gage d’égalité et de solidarité. C’est pour cela que Québec Solidaire augmentera le budget attribué à la prévention en santé à 5% du total, ce qui permettra entre autres la « promotion de la santé sexuelle et reproductive auprès de la population et éducation scolaire : préventions des ITS, planning familial et accès à l’avortement » (engagement 3.1.2 f) mentionné dans le document Engagements électoraux – automne 2008, p. 18). Un rôle accru des CLSC en vue de répondre plus spécifiquement aux besoins en santé des femmes (contrôle des naissances, services en sexualité, suivi de grossesse et en période de ménopause) est aussi l’une des approches favorisée par Québec Solidaire visant l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes par une réponse aux besoins spécifiques des femmes. Cette promotion d’une santé et d’une sexualité saines touchera bien entendu tous les groupes d’âge.

Par ailleurs, le quatrième Axe de nos engagements électoraux porte directement sur l’élimination de toutes formes d’exclusion et de discrimination, ce qui touche les inégalités entre les femmes et les hommes :

Québec Solidaire mettra en œuvre tous les moyens nécessaires pour la réalisation d’une égalité de fait entre les femmes et les hommes dans tous les secteurs de la société : politique, économique, social et culturel. Nous chercherons favoriser l’égalité de toutes les personnes sans égard à leur genre, leurs origines, leurs croyances ou leur orientation sexuelle. (Engagements électoraux, automne 2008 p.22)
À l’instar du Conseil du Statut de la femme et des découvertes réalisées par de nombreuses recherches (dont celles de Pierrette Bouchard) sur le phénomène de l’hypersexualisation sociale, nous constatons que les violences (sexuelles, physiques, psychologiques et verbales) dont sont victimes les femmes et les jeunes filles sont intimement reliées à l’hypersexualisation sociale et aux socialisations différenciées des filles et des garçons. Plusieurs engagements de Québec Solidaire auront des impacts directs sur le phénomène de l’hypersexualisation sociale, notamment :

4.1.4 Mettre en place un fonds dédié à la politique d’égalité et de parité, sous la responsabilité des conférences régionales des élu-e-s, pour le financement d’instances-conseils « femmes », de même que des ressources humaines nécessaires à la négociation, au renouvellement et à la mise en œuvre d’ententes spécifiques en condition féminine. […]

4.2.1 En collaboration avec les groupes de femmes, renforcer et développer davantage les campagnes de sensibilisation et d’éducation sur les violences faites aux femmes. Ces campagnes doivent être destinées au grand public ainsi qu’aux différents acteurs sociaux et disposer de moyens suffisants.

4.2.2 Assurer un meilleur support financier aux groupes de femmes qui interviennent dans le domaine des violences faites aux femmes. Soutenir également le travail de prévention de la violence et d’intervention auprès des hommes violents ou potentiellement violents, par exemple, les adolescents-es. (Engagement électoraux, automne 2008, p. 22)

Enfin, nos membres reconnaissent que les médias jouent un rôle dans ce phénomène et notre engagement visant à « Doter le Québec d’un véritable réseau de télédiffusion publique qui soit à la fois un outil d’information et d’éducation populaire de qualité et accessible sur l’ensemble du territoire et qui soit responsable de la production de son contenu » (Engagement 6.3.1) permettra non seulement d’encadrer plus sévèrement le contenu présenté aux auditoires afin qu’il fasse la promotion de rapports égalitaires, mais pourrait également servir de moyen de diffusion de campagnes visant à sensibiliser les jeunes – et les moins jeunes! – face à des modèles de sexualité sains, respectueux, égalitaires et diversifiés.

3.5 Intégration des personnes immigrantes;

Constat : L’intégration des personnes immigrantes dans la société québécoise est une question qui préoccupe les québécoises et québécois.

Le sous-financement des programmes d’intégration est identifié comme étant l’un des principaux problèmes de la politique d’intégration des immigrants (l’intégration des immigrés sur la marché du travail à Montréal-Institut de recherche en politiques publiques, mars2008). Par ailleurs, les organismes communautaires venant en aide aux personnes immigrantes souffrent de sous-financement chronique et ne parviennent pas à répondre aux nombreux besoins de la population.

QUESTION : Que propose votre parti pour que les personnes immigrantes accèdent dès leur arrivée à la francisation ?

Réponse de Québec solidaire-Hull :

Québec solidaire juge très positivement l’arrivée de nouveaux arrivants qui ont choisi de venir habiter au Québec. En effet, leur présence est vraiment un plus pour la société québécoise, par exemple les immigrantes et les immigrants nous encouragent à établir des échanges interculturels très enrichissants et nous invitent à créer des liens de solidarités internationales. Notre société se doit d’être généreuse envers celles et ceux qui venu-e-s de loin, souvent après avoir traversé des épreuves difficiles, ont choisi de construire le Québec de demain avec nous. Il est donc primordial de mettre en place les conditions optimales d’une intégration réussie et rapide des immigrantes et des immigrants. À ce titre, la transmission de la langue française et de la culture québécoise est un facteur essentiel d’intégration des nouveaux arrivants dans leur nouvelle société. Il est regrettable que les compressions successives dans les programmes de francisation rendent aujourd’hui difficile l’arrivée des immigrants au sein de la société québécoise.

Par respect et par solidarité envers celles et ceux qui nous font l’honneur de venir vivre au Québec, nous considérons que les mesures d’intégration doivent être les plus complètes possible et de qualité. Pour atteindre cet objectif, voici les propositions que nous mettons de l’avant dans notre plate-forme.
Nous proposons d’améliorer la francisation des immigrantes et des immigrants en augmentant le nombre de niveaux d’apprentissage en vue d’une réelle maîtrise du français. L’offre de cours doit s’accompagner de modalités souples, adaptées notamment aux besoins des femmes et assorties de mesures de soutien (allocations, haltes-garderies). Nous voulons aussi bonifier l’offre de francisation en région. Nous pensons important également d’accroître les possibilités de maîtrise du français via d’autres réseaux: éducation des adultes, centres communautaires, etc.

Pour favoriser le français comme langue de travail et pour ne pas pénaliser les travailleuses et travailleurs qui ne possèderaient pas le français comme langue de communication, Québec solidaire propose d’accorder des congés linguistiques pour perfectionner la maîtrise du français. Ces cours seraient offerts sur les heures de travail et soutenus par l’employeur qui bénéficierait d’un crédit d’impôt. Notre cadre financier de 2008 prévoit 30 millions $ pour cette action de francisation sur les lieux de travail.

L’intégration des nouveaux arrivants ne doit pas compter uniquement sur des cours de francisation, aussi importants soient-ils, elle doit aussi s’appuyer sur un véritable échange culturel et humain entre l’immigrante ou l’immigrant et des Québécois-es. C’est la raison pour laquelle nous proposons de réactiver les programmes de jumelage entre immigrantes et immigrants et personnes habitant au Québec de longue date. Dans le même esprit, pour compléter l’intégration des arrivants, il nous semble important de les introduire à quelques manifestations culturelles québécoises. Nous prévoyons la participation des immigrantes et immigrants en formation linguistique, ainsi que les étudiantes et étudiants du primaire jusqu’au collégial, à quatre manifestations artistiques professionnelles produites au Québec, soit une exposition d’art visuel, une œuvre de danse chorégraphique, une œuvre musicale et une œuvre théâtrale.

3.6 Pénurie de gynécologues;

Constat : Les femmes de l’Outaouais n’ont pas toutes accès aux soins gynécologiques tels que : examen de routine (test Pap), suivi des MTS et ITS, accouchement et suivi après accouchement, traitement pour la ménopause etc. Il est impératif que le gouvernement remédie à cette situation par la mise en place d’une équipe de professionnels de la santé ayant accès aux hôpitaux de Hull et de Gatineau afin de fournir des soins gynécologiques publics et gratuits.

QUESTION : Quelles mesures préconisez-vous pour contrer la pénurie de gynécologues dans la région de l’Outaouais?

Réponse de Québec solidaire-Hull :

À l’Instar d’autres régions, l’Outaouais connait une sérieuse pénurie de gynécologiques. Les quatre gynécologues-obstétriciens du CSSSG sont surchargés et le potentiel pour les médecins omnipraticiens de prendre la relève et très limité par le fait qu’il existe aussi une grave pénurie de médecins de famille.

Cette carence dans les services médicaux constitue une menace à la santé des femmes et provoque beaucoup d’angoisses. Plusieurs jeunes femmes qui portent en elles la prochaine génération n’ont pas accès aux soins périnataux complets de qualités. L’accès au test de dépistage du cancer du col de l’utérus est limité au point que le patron de l’Agence de la santé et des services sociaux a reconnu récemment que le système n’est pas en mesure de garantir un examen.

Québec solidaire-Hull ne croit pas que la ‘grande séduction’ proposé par Norm MacMillan permettrait de régler ce problème. Tous les cadeaux du monde n’ajouteraient pas de spécialisâtes supplémentaires. Tout au plus le problème se déplacera d’une région à d’autres.
Pour répondre à cet enjeu important pour la santé des femmes, il faut ajouter d’autres spécialistes et pas uniquement des gynécologiques. Les infirmières et les sage-femmes peuvent aussi faire partie de la solution. L’ajout de ces professionnel-les de la santé présuppose un investissement dans la formation. C’est pourquoi Québec solidaire-Hull propose la création d’une faculté de médecine satellite à l’UQO.

Finalement, Québec solidaire-Hull voudrait insister pour une solution publique à cette pénurie. La situation actuelle représente un environnement propice à l’ouverture de cliniques privées ce qui aura pour effet d’aggraver le problème pour les personnes qui n’ont pas les moyens de payer

Pour un esprit de partage à l’année longue

Jeudi 4 décembre 2008

Bill Clennett constate la grande générosité de la population de l’Outaouais lorsqu’il y a des levées de fonds pour venir en aide aux personnes appauvries. Depuis le 1er octobre dernier, beaucoup de personnes ont contribué au succès de la campagne annuelle de Centraide qui prend fin cette semaine. Dimanche prochain la population sera encore au rendez-vous de la solidarité à l’occasion du Déjeuner du maire. Et ce matin c’est l’édition 2008 de la grande Guignolée des médias, une autre initiative pour venir en aide aux personnes moins fortunées. Il n’y a pas de doute que ce matin les gens vont participer à cette belle activité de partage organisée par les artisans de l’information.

Alors sachant que c’est presqu’une redondance, Bill Clennett invite la population qui a les moyens de le faire à donner généreusement ce matin lorsqu’elle sera interpellée par les membres des médias. C’est cet esprit de partage du temps des fêtes que Québec solidaire voudrait instaurer à l’année longue avec un ensemble de mesures qu’il soumet à la population dans le cadre des élections en cours.

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Réponses de Québec solidaire-Hull au questionnaire d’Action Santé Outaouais

Mardi 2 décembre 2008

Bloc 1 : Coût de la santé

Il est maintenant bien reconnu que l’augmentation des coûts du système de santé n’est pas reliée principalement aux hôpitaux, mais bien à une perte de contrôle des coûts reliés aux médicaments. En ce sens, du point de vue des citoyens, il semble de plus en plus incohérent de constater la tendance à la privatisation du financement de la portion du budget de la santé qui est sous contrôle, c’est-à-dire les services médicaux remboursés par la RAMQ, alors que très peu ou pas d’énergie semble être orienté pour endiguer l’explosion des coûts reliés aux médicaments.

Êtes-vous d’accord avec des chercheurs comme François Béland de l’École de l’administration de la santé de l’Université de Montréal qui affirme que la part du budget de la santé relatif aux hôpitaux, CLSC, CHSLD, etc., est bien contrôlé et qu’en ce sens, il est tout à fait contre-productif de vouloir privatiser le financement de cette part du budget de la santé, comme cela a été permis par l’adoption de la Loi 33 en 2005? Commentez votre réponse.

Êtes-vous d’accord que la principale cause de l’augmentation du budget de la santé est attribuable aux médicaments? Si oui, que proposez-vous pour contrôler cette part du budget de la santé?

Réponse de Québec solidaire-Hull

Une position de principe

Québec solidaire est fermement convaincu que l’amélioration de notre système de santé passe par la consolidation de notre régime de soins publics. Toute personne est démunie face à la maladie et la mort et en conséquence, comme parti solidaire et humaniste, nous reconnaissons que le droit aux soins de santé est universel. Comme tous les droits, celui-ci est impossible à vendre. L’État doit donc garantir à toutes et à tous l’accessibilité gratuite et égale à des soins de qualité et ce, quel que soit le profil socio-économique des individus. Québec solidaire est donc très clair sur cette question : il faut mettre un frein à toute forme de privatisation dans le système de santé, financer adéquatement le système public et garantir les ressources humaines suffisantes dans le système public de soins de santé pour répondre aux besoins de la population. À cet effet, Québec solidaire prévoit réinvestir 2,2 milliards $ pour soutenir les CLSC et autres services de proximité ; augmenter le nombre de médecins, infirmières et places dans les hôpitaux ; compléter le réseau des GMF ; étendre la couverture de soins ; et finalement, développer la prévention pour tendre vers une population en santé.

Les coûts des hôpitaux ne sont pas un problème

Les baisses d’impôts successives depuis une décennie et le corset de l’idéologie du déficit zéro, ont placé le budget total de l’État dans des contraintes intenables dont les citoyen-ne-s, et leur bien le plus cher la santé, font aujourd’hui les frais. On estime que 5 milliards de dollars n’ont pas été collectés ces cinq dernières années à cause de la camisole de force fiscale que l’État s’est imposée. Le budget total n’étant pas indexé correctement, les libéraux cherchent aujourd’hui à contraindre le budget de la santé à la disette. Pourtant, il est faux de prétendre que notre système nous coûte trop cher, car en regard de la richesse collective produite chaque année, les dépenses de santé restent stables autour de 7%.

Selon l’Institut canadien d’information sur la santé, la proportion des coûts associés aux hôpitaux et aux médecins par rapport au budget total de la santé a baissé durant la période 1980-2005 alors que le pourcentage des dépenses pour les médicaments a plus que triplé durant la même période pour voisiner les 20% aujourd’hui, contre seulement 45% pour les hôpitaux et médecins. Curieusement, au lieu de juguler l’augmentation rapide des dépenses privées de médicaments qui entraîne des hausses vertigineuses des primes du régime d’assurance-médicaments du Québec pour nos concitoyen-ne-s, l’État préfère, par le biais de la loi 33, s’attaquer à l’organisation des soins dont les coûts sont pourtant bien contrôlés. Il y a donc tout lieu de penser que la loi 33 est inspirée par l’idéologie néolibérale afin d’accroître les opportunités d’affaires des services privés de la santé et augmenter la part du privé dans le financement du système de santé qui représente déjà 30%, un des pourcentages les plus élevés des pays de l’OCDE…

Les conséquences de la loi 33

La loi 33 est pernicieuse, car elle officialise la complicité de l’État dans la privatisation du système de santé, un mouvement qui attend le bon contexte politique et économique pour élargir son champ d’action encore davantage et qui pourrait conduire, à terme, au dépérissement de notre système public.

L’instauration des centres médicaux spécialisés (CMS), qu’ils soient exclusivement privés ou à financement public (cliniques associées à un hôpital), est symptomatique du double langage du gouvernement, qui d’une part prétend protéger le régime public, et qui d’autre part s’appuie sur des cliniques privées opérées par des médecins désaffiliés. La loi 33 prévoit diriger les patients du public vers les CMS privés lorsque l’attente d’un traitement est devenue déraisonnable. De surcroit, même les cliniques associées aux hôpitaux sont autorisées à facturer des frais afférents aux patients, ce qu’elles n’hésitent pas à faire pour les frais de laboratoire ou les temps opératoires. La loi assure donc une excellente rentabilité des CMS.

Si l’État continue à s’appuyer sur les RocklandMD de la province, on peut prévoir que les médecins de première ligne seront soumis à de fortes pressions pour garantir la rentabilité de ces cliniques et devront donc diriger leurs patients vers des collègues spécialisés désaffiliés, ce qui est douteux sur le plan déontologique. Notre crainte d’une gangrène progressive du régime de soins publics par le secteur privé est justifiée comme en témoigne la dernière décision de l’ex-ministre Couillard qui, sur simple décret, a pu élargir le champ d’action de ces cliniques à une cinquantaine de traitements. L’État, contrairement à sa mission première de promouvoir le bien commun, s’assure de la profitabilité de ces entreprises de soins de santé. De fil en aiguille, à force de promouvoir la rentabilité de ces entreprises, on peut craindre une hémorragie des médecins spécialisés, déjà rares, vers le secteur privé et désaffilié. Ou alors, les médecins exerceront des pressions énormes pour pouvoir travailler à la fois dans le secteur public et dans les CMS, ce que la Fédération des médecins spécialistes du Québec a commencé à faire… Dans les deux cas, on affaiblit le système public en le privant d’un personnel médical en forte demande.

Le gouvernement pense économiser en évacuant sa responsabilité traditionnelle vis-à-vis des actifs (bâtiments, équipement médical) et du personnel soignant. Il n’en est rien, car aucune balise n’existe pour encadrer les frais exigés par les CMS, qui comme toute entreprise privée, est redevable envers ses actionnaires qui exigent des retours sur investissements et des rendements accrus. Par essence même, les cliniques privées spécialisées ont un plan d’affaires et se concentrent donc sur les cas rapidement traitables pour générer des profits instantanés. En proportion, notre régime public de soins devra prendre en charge davantage de patients qui nécessitent des traitements lourds et difficiles, comme dans le cas des maladies chroniques.

Pharma-Québec, une solution solidaire

Québec solidaire est d’avis que les dépenses privées, dont celles des médicaments qui augmentent sans cesse, pénalisent grandement notre marge de manœuvre pour améliorer notre système public de soins de santé. Notre parti propose donc la création d’une agence nationale, Pharma-Québec, qui agirait comme un pôle d’acquisition, de recherche et de production de produits pharmaceutiques. On estime que, pour un coût total de 150 millions $, Pharma-Québec rapporterait 1 milliard $ par année à l’État. À l’instar de l’expérience Pharmac en Nouvelle-Zélande, Pharma-Québec aurait une politique d’achats groupés de médicaments génériques et brevetés afin de générer des économies d’échelle et briser ainsi le pouvoir d’influence des grandes corporations pharmaceutiques. Rappelons que les prix pour quatre classes de médicaments à large usage sont de 21 % à 79 % plus élevés au Canada qu’en Nouvelle-Zélande. En s’inspirant de l’exemple brésilien, Pharma-Québec agirait aussi comme producteur public de médicaments génériques particulièrement pour les produits couteux et de grande nécessité pour nos concitoyen-ne-s. De plus, Pharma-Québec serait un pôle d’innovation et de développement en nouveaux produits pharmaceutiques brevetés ce qui aurait pour effet de garder au Québec nos jeunes talents scientifiques. Pharma-Québec est une mesure phare de notre programme sur la santé et les services sociaux qui permettra de remettre le médicament à sa juste place, c’est-à-dire un produit essentiel au service de la santé de nos concitoyen-ne-s et non pas un bien de consommation soumis aux lois d’airain du marché et du marketing.

Bloc 2: Privatisation

Au Québec, le financement des soins de santé se fait majoritairement par le biais de la Régie de l’assurance maladie du Québec, ce qui représente 70% du financement du système de santé.

Lorsque l’on parle des soins dentaires, la situation est tout autre, car seulement les enfants et les prestataires d’aide sociale ont droit au financement public pour certains soins dentaires. Une très large part de la population, dont des travailleurs à faible revenu doivent financer eux-mêmes leurs soins dentaires. À ce sujet, il a été clairement démontré que l’utilisation des soins dentaires est directement proportionnelle au niveau de revenu du patient.

Ne croyez-vous pas que le financement des soins dentaires (tout comme les soins oculaires d’ailleurs), à l’instar de l’ensemble des soins médicaux, devrait être remboursé par la RAMQ?

En regard de la tendance à l’accès aux soins dentaires selon le revenu, ne croyez-vous pas que la même tendance risque de s’installer au Québec si la province accroît la part du privé dans le financement des soins médicaux?

Réponse de Québec solidaire-Hull

Oui, nous le croyons profondément. Notre plateforme électorale renferme une disposition qui consiste à étendre la gratuité, l’universalité et l’accessibilité des soins de santé. Cette partie contient l’engagement de rendre universelle dans le système public la couverture des soins dentaires de base et des examens d’optométrie.

Comme dans le cas des médicaments, beaucoup de citoyen-nes ont un accès limité aux services dentaires et aux soins d’optométrie en raison de leur coût. Les bénéficiaires d’assurances collectives ont souvent le privilège de consulter des dentistes et des optométristes à coût moindre. Ainsi, non seulement de nombreux Québécois-es ne consultent plus ces spécialistes même s’ils le souhaiteraient, ce qui constitue une injustice, mais cette situation se traduit en plus par des conséquences néfastes pour la santé publique. Les hygiénistes dentaires notent une augmentation importante des caries dentaires depuis que l’État s’est progressivement désengagé des soins dentaires. À titre d’exemple, notons que les soins étaient auparavant couverts jusqu’à l’âge de 18 ans et qu’ils le sont maintenant seulement jusqu’à l’âge de 10 ans.

Nous croyons en effet que la même tendance d’accès selon le revenu risque de s’installer au Québec si la province accroît la part du privé dans le financement des soins médicaux. Ceci entraînerait une situation semblable à celle qui perdurait avant l’avènement de la RAMQ avec de surcroît une dépendance indue sur les compagnies d’assurance privées.

Bloc 3 : COOP de santé et CLSC

Au Québec, particulièrement en Outaouais, la pénurie de médecins de famille engendre un contexte de tiraillement interrégional et de plus en plus intrarégional, à savoir quelle communauté réussira à attirer le mieux des médecins. En ce sens, le modèle coopératif semble être une solution privilégiée par plusieurs communautés en manque de médecins.

Toutefois, il est inquiétant de remarquer que la plupart des coops de santé exigent des frais annuels tournant autour de 100$/an pour être un patient à part entière, ce qui ressemble en tout point à un ticket modérateur. En ce sens, il semble évident que ce modèle profite davantage aux médecins qu’aux patients.

Que pensez-vous du modèle des coopératives de santé comme solution à la pénurie de médecins de famille?

Si la principale raison d’ouvrir des coops de santé est de libérer les médecins des tâches administratives, ne croyez-vous pas qu’une des solutions serait de les réintégrer dans les structures de CLSC?

Réponse de Québec solidaire-Hull

En matière de coopératives, notre plateforme met surtout de l’avant des coopératives dans le domaine du logement et des usines lorsque les travailleuses et les travailleurs veulent en empêcher la fermeture.

Mais il existe une quarantaine de coopératives de la santé au Québec. Il a été révélé dernièrement que certaines coopératives instaurent des frais annuels de l’ordre de 75$ à 100$. Alors qu’il y a une pénurie de médecins de famille à travers le Québec, qui est particulièrement sévère dans notre région, ces frais ont pour effet de réduire encore davantage l’accès aux omnipraticiens pour les personnes à faible revenu. De plus il y a un danger que le montant et le nombre de ces frais augmentent.

Notre plateforme électorale fait la promotion d’un système totalement public de santé. Comme les frais annuels s’apparentent à un ticket modérateur, il est possible d’inférer par ce fait que tout bureau de médecin organisé en coopérative ou autrement qui impose de tels frais irait à l’encontre de notre principe de base qui est de s’assurer l’universalité, la gratuité, l’accessibilité de notre système de santé public.

Bloc 4 : Réduire les inégalités de santé

L’Institut national de santé publique (INSPQ) nous informait très récemment de l’accroissement des écarts de santé entre riches et pauvres au Québec depuis le début des années 1990. Dans le même ordre d’idée, l’INSPQ, dans un rapport de 2007 sur la santé des jeunes au Québec, rapporte que le niveau de santé des individus est fortement lié à leur revenu.

Commentez l’affirmation suivante :

La lutte visant l’élimination de la pauvreté est une voie à privilégier pour l’amélioration de la santé de l’ensemble de la population en Outaouais et au Québec. Si vous êtes en accord avec cette affirmation, comment comptez-vous agir en ce sens ?

Réponse de Québec solidaire-Hull

Nous sommes en accord avec cette affirmation. Depuis des années, les groupes de défense de droit en ce domaine dénoncent l’impact négatif de la pauvreté sur la santé des personnes, ce que les Nations Unies viennent de confirmer, dans une étude récente (août 2008) de l’Organisation mondiale de la santé où le rôle crucial des déterminants socio-économiques de la santé a été clairement démontré. Cette étude de l’OMS vient d’être corroborée par une autre, celle de l’Institut canadien de l’information sur la santé rendue publique le 25 novembre 2008, qui étudie les écarts de santé entre les gens de différents statuts socio-économiques dans les principales villes du pays.

Pour cette raison, Québec solidaire, par la voix de son candidat du comté de Hull, Bill Clennett, propose:

a- Qu’un plan de développement de 50 000 unités de logement social sur cinq ans soit mis en oeuvre afin de venir en aide aux personnes qui n’ont pas la capacité financière de se loger sur le marché privé;

b- Que la réalisation de ces logements soit l’occasion d’innover avec une architecture écologique;

c- Que le comté de Hull et les quatre autres circonscriptions de la région obtiennent leur juste part de cette programmation, soit environ 2 500 logements sur 5 ans;

d- Que l’on mette en vigueur une amélioration de la protection légale des locataires;

e- Qu’on adopte une politique en matière d’itinérance et qu’on augmente le financement des organismes communautaires qui interviennent au niveau de l’itinérance;

f- Que soit amélioré le programme d’allocation-logement.

Québec solidaire s’engage également à augmenter le financement du soutien communautaire récurrent en logement social.

Pour les personnes en emploi, Québec solidaire propose une augmentation du salaire minimum, nécessaire pour sortir les gens de la pauvreté. Cette augmentation serait telle qu’une personne travaillant 40 heures par semaine ait un revenu minimum équivalent au seuil de faible revenu, tel qu’établi par Statistique Canada pour une personne seule, et ce avec indexation.

Pour les personnes sans travail, nous proposons de hausser immédiatement les prestations d’aide sociale au montant présentement reçu par les prestataires du programme de solidarité sociale, ce qui aurait pour effet d’éliminer les catégories de prestataires. Ceci serait suivi d’une augmentation de ces prestations chaque année pour que, sur une période d’au plus cinq ans, elles soient suffisantes pour couvrir l’ensemble des besoins essentiels.

De plus, Québec solidaire propose de réviser en profondeur la Loi sur l’aide aux personnes et aux familles, notamment pour faire en sorte que les prestations soient intouchables et indexées annuellement au coût de la vie et que les pensions alimentaires n’en soient plus soustraites.

Pour financer cette meilleure répartition de la richesse, Québec solidaire propose d’accroître les revenus de l’État, notamment par la mise sur pied de Pharma-Québec et par la nationalisation de l’énergie éolienne en créant Éole-Québec. Ces deux organismes rapporteraient 1.8$ milliards par année à l’État québécois, après une première étape de deux ans servant à consolider l’économie du Québec face à la crise économique. Ces détails sont expliqués dans le cadre financier de Québec solidaire disponible à l’URL suivant: http://quebecsolidaire.net/files/QS2008-Cadre_financier.pdf

Abandon libéral du projet de formation des médecins à l’UQO

Mardi 2 décembre 2008

Le dépliant électoral de Maryse Gaudreault conjugué avec la ‘Grande séduction’ de Norm MacMillan annoncé dans Le Droit d’aujourd’hui confirme que le Parti libéral du Québec a mis une croix sur la réalisation du projet de formation des médecins à l’UQO pour un avenir prévisible.

Déjà l’intervention d’Yves Bolduc lors de son passage dans la région le 19 novembre dernier laissait sous-entendre une volte-face concernant ce projet. Son refus de donner un échéancier pour la mise en place d’une faculté de médecine satellite en Outaouais témoignait d’une absence de volonté politique à réaliser ce projet.

Mme Gaudreault a confirmé cette remise en question dans son dépliant électoral. Si la santé compte parmi ses cinq priorités, le projet de formation des médecins, qui était sa priorité numéro un lors des élections partielles de mois de mai dernier, ne figure plus parmi ses engagements. Ce qu’elle propose pour régler la grave pénurie de médecins qui afflige tout le Québec et particulièrement notre région est de « Poursuivre les efforts de recrutement et de rétention… ».

Lors de sa rencontre éditoriale d’hier avec Le Droit, Norm MacMillan a explicité ce virage libéral. Au lieu d’augmenter le nombre de médecins en formation, au lieu de créer une faculté de médecine satellite à l’Université du Québec en Outaouais, le parti libéral propose un retour en arrière à une stratégie désuète qui ne peut rien régler.

La grande séduction de Norm MacMillan ne créera pas d’autres médecins : au mieux elle déplacerait le problème de l’Outaouais ailleurs au Québec. Pour Bill Clennett, le candidat de Québec solidaire dans Hull, la solution à la pénurie de médecins dans la région n’est pas un beau ‘char’ pour les médecins venus d’ailleurs. C’est plutôt la création d’une faculté de médecine satellite pour former de nouveaux médecins.

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Réponses de Québec solidaire-Hull au questionnaire des groupes de défense collective des droits de l’Outaouais

Dimanche 30 novembre 2008

1- En 2002 le gouvernement du Québec a adopté la politique «L’action communautaire, une contribution essentielle à l’exercice de la citoyenneté et au développement social du Québec». Cette politique de reconnaissance d’action communautaire, à laquelle les gouvernements successifs ont adhéré, reconnaît «une dimension fondamentale de l’action communautaire, soit la défense collective des droits» et encore le «rôle critique» des organismes d’action communautaire. Ce «rôle critique» a même mené le Gouvernement du Québec de concentrer leur financement au sein du Fonds d’aide à l’action communautaire autonome «permettant ainsi d’établir la distance nécessaire entre les organismes d’action communautaire autonome dont la mission principale est la défense collective des droits et les ministères qu’ils interpellent.»

Votre parti politique reconnaît-il encore ce rôle essentiel à la démocratie de «chien de garde» que les groupes de défense collective des droits jouent à l’égard de nos gouvernements? Reconnaît-il également que les groupes de défense collective des droits peuvent avoir une façon de travailler qui les éloigne des lieux partenariaux ou de concertation avec d’autres acteurs du milieu… justement pour qu’ils gardent leur marge de manœuvre critique?

Réponse de Québec solidaire-Hull

Pour Québec solidaire les organismes d’action communautaire autonome ont un rôle indispensable au sein de la société québécoise. Leur regard critique sur le monde, leur perspective de transformation sociale, leur approche collective et consensuelle, leurs projets novateurs et leur enracinement dans le milieu contribuent à faire avancer la démocratie et à améliorer les conditions de vie de la population.

Parmi les groupes d’action communautaire autonome, il y a des organismes dont la spécificité est la promotion et la défense de la pleine reconnaissance des droits. Québec solidaire reconnaît que leur implication dans le débat public ainsi que leurs actions de mobilisation sur les enjeux d’inégalité, d’exclusion, de discrimination et d’oppression interpellent le pouvoir politique et questionnent l’ordre établi. Cela est non seulement légitime mais nécessaire. Il est inévitable que cela puisse les conduire à refuser de faire partie de certains partenariats ou tables de concertation. Pour réaliser leur mission et leur rôle indispensable les groupes de défense collective des droits doivent être appuyés par un soutien financier de l’État qui leur assure une pleine marge de manœuvre critique.

2- Le financement des groupes de défense collective des droits n’est pas à la hauteur des grands principes énoncés par le Gouvernement. La documentation ci-jointe démontre à quel point le financement de ces groupes est insuffisant.

Votre parti politique s’engage-t-il, dans un premier mandat, à rehausser le financement des groupes de défense collective des droits, et ce afin qu’ils puissent poursuivent leur mission qui est celle de défendre les droits de nos citoyenNEs?

Réponse de Québec solidaire-Hull

Ce n’est pas un hasard que les groupes qui défendent les droits des plus pauvres reçoivent le moins de financement public. L’absence de volonté politique à répondre aux besoins des groupes vulnérables se traduit également par un financement très limité aux groupes de défense collective des droits.

Québec solidaire propose non seulement des mesures visant une amélioration significative de l’exercice des droits, mais aussi une bonification du financement des groupes qui sont les chiens de garde de l’exercice des droits. Plus spécifiquement, Québec solidaire prévoit une bonification du financement des groupes de défense collective des droits suffisante pour répondre aux besoins des 246 organismes de base déjà financés , des 54 regroupements régionaux, des 46 regroupements nationaux et l’ajout de vingt organismes par année en attente d’un premier financement. Les fonds nécessaires pour porter à 61 millions $ le financement des groupes de défense collective des droits sont prévus dans le cadre financier de la plateforme de Québec solidaire.

3- La définition étatique d’un groupe de défense collective des droits, qui découle de la politique d’action communautaire, exige que la prépondérance de ses activités soit de nature «politique non-partisane». Voir la documentation ci-jointe. Par contre, la même politique exige que les groupes fassent un effort afin de diversifier leur financement. Dans l’Outaouais, une source majeure de cette diversification serait Centraide-Outaouais, laquelle est présentement fermée aux groupes de défense collective parce qu’ils n’ont pas, et ne peuvent pas obtenir, un numéro de charité. Pourquoi? Parce que, pour obtenir un numéro de charité, l’Agence de Revenu Canada exige que pas plus de 10% de l’action du groupe soit de nature «politique».

Que propose votre parti politique pour régler cet imbroglio touchant le financement d’un groupe dont d’une part, le gouvernement du Québec exige que plus de 50% de ces activités soit de nature «politique non-partisane» et que, d’autre part, le Gouvernement du Canada refuse de reconnaître parce que plus de 10% de ces activités sont justement de nature «politique» ?

Réponse de Québec solidaire-Hull

Pour corriger cette situation Québec solidaire propose un financement public qui assure aux groupes de défense collective des droits un fonctionnement de base raisonnable et qui leur garantit une pleine marge de manœuvre critique par rapport à l’État. Dans ce contexte les groupes pourront toujours diversifier leurs sources de financement et ainsi augmenter leur budget, mais il n’y aura plus de dépendance structurelle à la charité pour assurer leur fonctionnement de base.

Un centre collégial de transfert de technologie dans l’Outaouais

Vendredi 28 novembre 2008

Bill Clennett, candidat de Québec solidaire dans Hull, propose la réalisation d’un centre collégial de transfert de technologie (CCTT) au Cégep de l’Outaouais. Les CCTT qui sont prévus par la Loi sur les collèges d’enseignement général et professionnel offrent des services de recherche et développement, du soutien technique et de la formation aux entreprises et aux organismes du milieu.

Les premiers CCTT ont vu le jour il y a 25 ans et aujourd’hui il y en a 40 dans 30 cégeps répartis dans presque toutes les régions du Québec. L’Outaouais est une des rares régions où il n’existe pas de centre collégial de transfert de technologie. C’est avec l’intention de corriger cette situation que le candidat de Québec solidaire dans Hull amène la présente proposition.

Cette année un nouveau volet a été ajouté aux demandes de reconnaissance à titre de CCTT avec l’inclusion de projets touchant des pratiques sociales novatrices. Selon Bill Clennett, la réalisation d’un CCTT axé sur la technologie ou sur les pratiques sociales novatrices serait bénéfique pour le développement et le rayonnement du Cégep de l’Outaouais. Il serait également un outil supplémentaire en matière de développement régional.

À titre indicatif, un projet pourrait être élaboré sur les pratiques novatrices en matière de services de garde. Non seulement il existe une telle expertise au Cégep de l’Outaouais de par la présence d’un programme de Techniques d’éducation à l’enfance mais de plus il y a beaucoup de jeunes ménages dans notre région qui profiterait d’un tel CCTT.

Bill Clennett estime qu’il serait également possible de présenter une demande de reconnaissance pour un CCTT axé sur l’efficacité énergétique. Québec solidaire propose de transformer le parc immobilier du Québec pour réduire notre consommation d’énergie et notre production de gaz à effet de serre. Mais la mise en place d’un tel chantier environnemental requiert le développement et le transfert de technologies nouvelles. Justement au Cégep de l’Outaouais, il existe deux programmes pertinents, soit Techniques de mécanique du bâtiment et Techniques de génie civil.

L’Outaouais souffre d’un sous-développement et d’une dépendance envers Ottawa pour les services publics en matière de santé de d’éducation postsecondaire. La proposition de Bill Clennett pour la réalisation d’un centre collégial de transfert de technologie représente une solution supplémentaire à ce problème reconnu.

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